Travailleuses saisonnières en Espagne: de nouvelles dispositions pour les Marocaines

Les saisonnières marocaines devraient à nouveau constituer le plus important effectif de ces travailleurs occasionnels dans les terres agricoles espagnoles. Elles devraient même profiter de certains avantages offerts par de nouvelles dispositions réglementaires. Une revue de presse d’Al Ahdath Al Maghribia.

Cette année, les saisonnières qui ont été retenues pour travailler dans les cultures espagnoles profiteront largement des nouvelles dispositions qui ont été instaurées par les autorités locales.

Pour cette campagne agricole à venir, les Marocaines devraient représenter la plus grande part des étrangers auxquels feront appel les agriculteurs espagnols, tout particulièrement ceux de la région de Huelva, dans le sud de l’Espagne, pour travailler dans leurs champs.

Mieux encore, une partie d’entre elles pourraient profiter de nouveautés dans la réglementation de cette profession, afin de pouvoir prétendre à des titres de séjour sur quatre années renouvelables.

Selon Al Ahdath Al Maghribia de ce mercredi 28 février 2024, la commission espagnole en charge des flux migratoires a récemment effectué une évaluation des performances des 16.000 travailleurs étrangers, mobilisés pour la saison 2023-2024.

C’est suite à cette évaluation que les travailleuses marocaines devraient une nouvelle fois être les plus nombreuses dans les champs espagnols.

Le quotidien explique que la déléguée régionale du gouvernement à Huelva, María José Rico Cabrera, et le Directeur général de la migration, Carlos Mora Almudí, ont présidé en début de semaine dernière la Commission provinciale de suivi de l’accord pour l’organisation, la coordination et l’intégration socio-professionnelle des flux migratoires saisonniers dans les champs agricoles de la province de Huelva.

Il y a été question d’établir une synthèse des conclusions de la campagne agricole 2023-2024, d’évaluer la coordination des stratégies conçues pour atteindre les objectifs fixés et d’en adapter les prévisions, dans le cadre d’un système de migration circulaire.

Suite à cette réunion, il a donc été annoncé que cette année, ce ne sont pas moins de 7.084 personnes du contingent initialement embauché qui sont arrivées à Huelva, afin de travailler dans les champs de la province.

S’y ajouteront, selon les prévisions, 8.650 autres saisonniers d’ici la fin de la campagne et au total, donc, d’après le quotidien, le flux migratoire général pour 2024 atteindra 15.734 travailleurs embauchés selon des modalités permanentes discontinues, pour lesquelles peuvent leur être accordées des cartes d’identité pour étrangers (TIE), leur permettant de résider en Espagne pour une période de quatre années renouvelables.

Toujours d’après Al Ahdath Al Maghribia, sur le total des saisonniers accueillis à Huelva et dans ses environs cette année, pour la plupart des femmes, l’essentiel du contingent vient du Maroc, avec 14.557 personnes. Le Royaume est suivi de loin par la Colombie avec 543 saisonniers, le Honduras avec 522, et l’Équateur avec 112 saisonniers.

Le quotidien rappelle que les dispositions du système d’immigration en Espagne, définies dans un arrêté du ministère de l’Inclusion, de la sécurité sociale et des migrations qui réglemente la gestion collective de contrats dits «à l’origine» pour 2024, fournissent une prévision annuelle des besoins en emplois aux professionnels.

L’arrêté permet ainsi de les couvrir par un dispositif de gestion collective de l’embauche à l’origine sur une période donnée, à laquelle ont accès uniquement les travailleurs étrangers qui ne se trouvent pas ou ne résident pas en Espagne.

Le texte de loi permet de couvrir les postes vacants pour lesquels, sur la base du résultat d’une analyse effectuée sur la situation nationale de l’emploi, l’embauche de travailleurs étrangers dans leur pays d’origine est requise.

Grâce à ce dispositif, écrit Al Ahdath Al Maghribia, ces travaux saisonniers dans les champs espagnols pourraient bénéficier annuellement à près de 20.000 personnes, principalement à des femmes travaillant dans la collecte des fraises.

Désormais, une partie d’entre elles, soigneusement sélectionnées par une commission mixte, pourront profiter de la nouvelle réglementation, afin d’obtenir des titres de séjour d’une durée de quatre ans.

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