: Driss El Akra est reconnu coupable du meurtre de Saïd Al Ahiane

Le jury de la cour d’assises de Bruxelles a reconnu, jeudi en début d’après-midi, Driss El Akra coupable de meurtre. Cet homme de 23 ans avait battu à mort Saïd Al Ahiane, un Schaerbeekois âgé de 40 ans, la nuit du 12 au 13 mars 2014, à evere .
Le jury a délibéré peu à de temps et a répondu par l’affirmative à la question du meurtre, écartant la thèse des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Selon les jurés, l’accusé, qui était en aveux de s’en être pris physiquement à Saïd Al Ahiane, a, volontairement et avec intention de donner la mort, tué celui-ci.

« L’accusé était en aveux de la matérialité des faits, soit avoir frappé la victime à l’aide d’une planche en bois. Et ces aveux sont corroborés par un témoin qui avait accompagné l’accusé sur le lieu des faits le lendemain de ceux-ci. Également, l’enquête de téléphonie démontre que l’accusé était présent sur le lieu des faits au moment de ceux-ci car son GSM a activé une borne à proximité immédiate », retient la cour.

« Il résulte aussi des dépositions des médecins légistes que la victime est décédée des suites d’une hypertension intra-crânienne due à de nombreux coups par objet contondant », précise la cour.

« L’accusé a frappé derrière la tête, une zone vitale, avec force et plusieurs fois. Il devait savoir qu’il mettait là en œuvre des moyens qui peuvent donner la mort. De plus, l’accusé a tenté d’appeler les secours mais il a raccroché au bout de quatre secondes. Il avait donc pris conscience de la gravité des blessures de la victime », établit la cour.

Le corps de Saïd Al Ahiane avait été retrouvé dans un potager à proximité de la rue Picardie à Evere. Les médecins légistes avaient conclu qu’il était décédé des suites de multiples coups, notamment au niveau du crâne.

Le 19 mars 2014, Driss El Akra s’était rendu à la police, avouant être l’auteur des coups qui ont provoqué la mort de la victime. Il avait soutenu qu’il n’avait pas eu l’intention de la tuer et qu’il n’avait pas eu conscience qu’elle risquait de mourir.

Selon l’accusé, il s’était disputé avec la victime parce que celle-ci avait commencé à l’enlacer et à le toucher sans cesse, alors qu’ils consommaient du cannabis et du whisky ensemble.

Mais pour certains témoins, notamment la famille de la victime, la dispute avait sans doute porté sur le fait que la victime soupçonnait l’accusé de lui avoir volé une somme de 1.400 euros.

Selon eux, l’accusé ainsi que d’autres jeunes extorquaient régulièrement de l’argent à la victime, avec violence, et s’invitaient dans son appartement pour y consommer des stupéfiants et de l’alcool.

Le débat sur la peine se tiendra jeudi dès 14h30.

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