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La commission de l’Environnement du Parlement bruxellois a poursuivi ce mercredi ses auditions et débats autour de la proposition d’interdiction de l’abattage sans étourdissement.

La rédaction

Cela fait désormais deux semaines que la commission de l’Environnement du Parlement bruxellois a démarré une série d’auditions afin d’alimenter les débats autour de la proposition d’interdiction de l’abattage sans étourdissement, comme en Flandre et en Wallonie. Des représentants des communautés juive et musulmane, des Abattoirs d’Anderlecht et de la Fédération des boucheries Halal ont déjà été entendus, tout comme des représentants du droit et du bien-être animal lundi dernier.

Ce mercredi, la commission a entendu ses derniers experts sur la question : le neurologue Jean-Michel Guerit ; Piet Vanthemsche, auteur du rapport sur le dialogue avec les communautés religieuses en vue d’une amélioration significative du bien-être animal lors de la pratique des abattages rituels et la transition vers une interdiction générale de l’abattage sans étourdissement ; Michel Vandenbosch, président de l’association de défense des animaux Gaïa ; et Alexis Deswaef, représentant du collectif citoyen pour la liberté de culte.

Après cette série d’auditions, les membres de la commission décideront mercredi prochain de la suite à donner aux débats et quand les propositions d’ordonnance en discussions pourront être votées.

“En faveur du bien-être animal”

En début de séance, le neurologue Jean-Michel Guerit, qui a étudié l’impact de l’arrêt de la circulation sanguine sur le cerveau humain a soutenu qu’aucun élément ne démontrait que la matrice de la douleur a cessé de fonctionner avec un étourdissement : “À ses yeux, imposer un étourdissement consiste à risquer de provoquer, chez un animal, une souffrance inutile”.  Tout en reconnaissant que sa position était différente de celle d’autres scientifiques, il a dit s’exprimer sur base de la physiopathologie “sans le moindre a priori idéologique”.

Piet Vanthemsche, auteur du rapport sur le dialogue avec les communautés religieuses en vue d’une amélioration significative du bien-être animal lors de la pratique des abattages rituels et la transition vers une interdiction générale de l’abattage sans étourdissement en Flandre, a ensuite a dit avoir décelé une véritable préoccupation en faveur du bien-être animal auprès de ses interlocuteurs des communautés religieuses.

Tous n’ont cependant pas montré le même enthousiasme à vouloir entrer en dialogue au sujet de l’opportunité d’amender une interdiction pure et simple de l’abattage avec étourdissement. Ainsi, la discussion avec l’Exécutif des musulmans était “plutôt positive”, contrairement au conseil de coordination des institutions islamiques, en particulier l’association Internationale islamique Diyanet de Belgique, et au Consistoire central israélite de Belgique, a-t-il précisé.

Le président de Gaia, Michel Vandenbosch, a également été entendu. Il a défendu un point de vue fondé, selon lui, sur celui des vétérinaires pour lesquels les souffrances animales sont moindres si les animaux sont étourdis avant l’abattage. L’avocat Alexis Deswaef a pour sa part défendu le point de vue du collectif citoyen pour la liberté de culte, affirmant jouer le rôle d’un avocat et non d’un spécialiste du droit, lors de son audition par les parlementaires régionaux.

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