D’éminentes personnalités africaines soulignent le caractère “illicite, anachronique et injustifié” de la présence de la pseudo “rasd” au sein de l’UA

La rédaction

D’éminentes personnalités venues des quatre coins de l’Afrique, dont des anciens ministres, des politiques, des acteurs associatifs, des hommes de médias, des économistes et des universitaires, se sont attardées, vendredi, à Kinshasa, sur le contexte particulier de l’admission de la pseudo “rasd” à l’Union africaine (UA), soulignant le caractère “illicite, anachronique et injustifié” de cette entité fantomatique et non étatique au sein de l’Instance continentale.

 Réunis à la capitale congolaise à l’occasion d’un séminaire organisé par le Cabinet d’affaires publiques (BM Patners), sous le thème “L’Union africaine à l’aune de la question du Sahara: comment passer d’une dynamique d’échec à une solution définitive servant l’unité africaine”, les intervenants ont unanimement relevé que l’admission de la pseudo “rasd” au sein de l’UA a eu lieu dans un contexte particulier, à une époque où le Continent était en proie à différents courants idéologiques, aujourd’hui obsolètes.

 Dans ce sens, ils ont indiqué qu’une motion de 28 pays a soutenu le retour du Maroc au sein de sa grande famille africaine, et par laquelle ils ont décidé “d’agir en vue de la suspension de la +rasd+ des activités de l’UA et de tous ses organes”.

 Ils ont ajouté que la reconquête du Maroc au sein de l’UA corrélée à la suspension de la “rasd” a favorisé une forme de rééquilibrage de l’Instance continentale sur la question du Sahara.

 “L”expulsion de la +rasd+ (…) ne doit pas être considérée comme un objectif “tabou ou inatteignable”, ont-ils insisté, notant que sa réalisation, qui s’inscrit dans une dynamique où prévalent réalisme et pragmatisme, n’entend pas être une ambition exclusivement marocaine, mais elle doit pousser les États africains à mettre fin aux divisions superflues.

 Les experts présents ont également salué la décision des États-Unis de reconnaître la pleine et entière souveraineté du Maroc sur son Sahara, l’annonce de l’ouverture d’un consulat américain dans la ville de Dakhla et l’ouverture de près de 25 consulats généraux des pays africains à Laâyoune et Dakhla, ajoutant que tout cela s’inscrit dans une approche susceptible de trouver la solution à ce différend artificiel.

 Ils ont tenu, dans ce sillage, à féliciter SM le Roi Mohammed VI pour son leadership visionnaire et son ouverture à une solution acceptable par tous.

 “Partout dans le monde, certains pays jouent le rôle de locomotive économique et tirent tous leurs voisins vers leur développement”, ont-ils relevé, précisant que le Maroc en l’occurrence, comme d’autres poids lourds du Continent a toute sa place dans cet avenir de développement économique de l’Afrique.

 Dans ce contexte, les participants ont mis en avant l’engagement du Maroc dans une politique de coopération orientée vers la responsabilité partagée et la solidarité à travers plusieurs initiatives dont l’annulation de la dette de certains pays africains, l’accès au Royaume des produits de plusieurs pays sans droits de douane, l’octroi de bourses d’études et la mise en place d’une politique migratoire favorable.

 Cette vocation africaine, ont-ils poursuivi, a été redynamisée au cours des trente dernières années par le Maroc et s’inscrit désormais dans le cadre d’un partenariat aussi stratégique que pragmatique.

 Il s’agit, selon eux, de participer activement au développement africain en tant qu’acteur de premier plan et proposer une approche basée sur le principe de “co-développement” qui vise à favoriser la paix et la sécurité, et à promouvoir une croissance partagée et une solidarité entre pays africains.

 Et de remonter dans le temps pour faire valoir que “l’enracinement africain du Maroc, qui a une profondeur historique, à travers notamment les échanges spirituels, et commerciaux s’est poursuivi pendant la période de décolonisation des États africains lorsque Feu SM Mohammed V réunissait en 1961 des chefs d’États du Continent en vue d’adopter la charte “de Casablanca” visant à renforcer l’unité africaine.

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