ÉNERGIES RENOUVELABLES: LES OPPORTUNITÉS DE COOPÉRATION ENTRE LE MAROC ET LA FLANDRE MISES EN EXERGUE LORS D’UN WEBINAIRE

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Bruxelles- Les opportunités de coopération entre le Maroc et la Flandre dans le domaine des énergies renouvelables ont été mises en exergue lors d’un forum économique tenu jeudi par vidéoconférence.

Organisé par Flanders Investment & Trade (FIT), l’agence de promotion et d’investissement du gouvernement de Flandre, et l’ambassade du Royaume du Maroc en Belgique et au Grand Duché de Luxembourg sous le thème « les énergies renouvelables et la gestion durable des déchets », ce webinaire a été l’occasion de jeter la lumière sur le potentiel que recèle le Maroc en matière d’énergies vertes et durables et sur les perspectives de coopération avec la Flandre dans ce domaine.

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Belgique et au Grand Duché de Luxembourg, Mohamed Ameur, a souligné que « le Maroc et la Flandre ont des atouts majeurs pour construire un partenariat novateur gagnant-gagnant » dans les domaines des énergies renouvelables et de la gestion durable des déchets.

« La Flandre et le Maroc disposent de l’expertise et du savoir-faire mais aussi d’un potentiel de développement considérable dans ces secteurs », a indiqué M. Ameur.

Pour l’ambassadeur, ce forum économique, qui porte sur une thématique « d’actualité mais surtout d’avenir », vient renforcer une dynamique engendrée par la mission économique belge de haut niveau, menée en novembre 2018 au Maroc.

Le Maroc est un pays qui offre « d’énormes opportunités pour le développement des relations économiques avec la région flamande en particulier, et la Belgique en général », a souligné M. Ameur.

L’ambassadeur est par ailleurs revenu sur la crise sanitaire actuelle, notant que « le Maroc a fait preuve de beaucoup de résilience, de réactivité et d’anticipation dans la gestion de la pandémie » et a engagé des réformes importantes. Il a cité notamment la création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, la mise en œuvre du plan de relance industrielle 2021-2023 et le lancement d’une nouvelle politique pour l’amélioration de l’environnement des affaires.

« Toutes ces réformes vont renforcer les atouts dont dispose le Maroc en termes de sécurité, de stabilité et de développement », a souligné M. Ameur, ajoutant que la pandémie de Covid-19 a montré que l’Europe est appelée à s’ouvrir davantage sur « son environnement immédiat », notamment le Maroc pour renforcer sa souveraineté économique.

De son côté, le ministre-président du gouvernement flamand, Jan Jambon, s’est félicité des « bonnes relations économiques » entre le Maroc et la Flandre, notant qu’au cours des 20 dernières années, le Royaume s’est érigé « comme un partenaire commercial encore plus fiable pour notre région ».

« Ceci est démontré par les chiffres d’exportation de la Flandre vers le Maroc qui ont quadruplé au cours de ces deux dernières décennies atteignant un montant de 900 millions d’euros en 2019 », a fait observer M. Jambon, relevant également que des dizaines d’entreprises flamandes investissent au Maroc.

Concernant les domaines de l’environnement et des énergies renouvelables, le ministre-président flamand a indiqué que la Flandre et le Maroc, en intensifiant leur coopération, se dirigeront ensemble vers « un avenir intelligent et durable ».

Arès avoir mis en avant l’expertise de la Flandre dans les domaines des énergies renouvelables et de l’économie circulaire, M. Jambon a relevé que le Maroc a réussi à s’imposer ces dernières années « comme un pays pionnier en matière d’énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique ».

De son côté, le directeur R&D et Intégration industrielle à l’Agence Marocaine pour l’Énergie Durable (MASEN), Hicham Bouzekri, a exposé les efforts du Maroc pour le développement des énergies renouvelables, notant que le Royaume « a fait le choix que l’énergie renouvelable sera l’avenir de l’énergie électrique ».

Passant en revue les réalisations du Maroc en termes de production d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, il a relevé que le Royaume affiche un objectif ambitieux de porter la part des énergies renouvelables à plus de 52% dans la puissance électrique installée à l’horizon 2030.

M. Bouzekri a en outre précisé que la répartition géographique des projets d’énergies renouvelables au Maroc permet à l’ensemble des régions de profiter de ce vecteur de développement.

Ces projets, a-t-il ajouté, ont bénéficié à 33.000 personnes dans des secteurs divers, tels que l’éducation, la santé, les infrastructures, mais aussi à travers des projets générateurs de revenus.

Grâce à sa stratégie énergétique, le Maroc a enclenché une dynamique de développement intégré pour plusieurs secteurs, a-t-il dit.

S’agissant de la coopération avec la Flandre, M. Bouzekri a indiqué que « nous avons une ambition pour des partenariats qui créent des emplois et une valeur ajoutée ».

La stratégie du Maroc dans le domaine de la gestion des déchets a été exposée lors de ce webinaire par Mustapha El Habti, Gouverneur Directeur des Réseaux Publics Locaux au ministère de l’Intérieur.

M. El Habti a fait savoir à cette occasion que le Royaume a de grandes ambitions dans le cadre de sa stratégie énergétique et environnementale pour ce qui est de la composante dédiée à la valorisation de la biomasse, avec un potentiel important aussi bien en termes des déchets ménagers que de la boue produite dans les stations d’épuration.

Il a ajouté que la valorisation et le recyclage des déchets sont considérés par le Maroc comme des solutions « durables et performantes » afin de relever le double défi de la gestion optimale des déchets et de la préservation de l’environnement.

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