#GhaliGate: Dans une vidéo, Khadijatou Mahmoud demande justice à l’Espagne qui accueille en catimini son violeur.

Gherrabi Mohammed

Dans une vidéo, Khadijatou Mahmoud demande justice à l’Espagne qui accueille en catimini son violeur.

11 ans après le viol monstrueux dont elle a été victime, Khadijatou Mahmoud, issue des camps de Tindouf, continue courageusement de se battre pour obtenir réparation de cet incommensurable préjudice. Un espoir de réparation semble se concrétiser, car son bourreau Brahim Ghali est en Espagne, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

Kadijatou Mahmoud, violée par le chef des milices séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, rompt le silence dans une vidéo et raconte son calvaire. Elle demande surtout justice à l’Espagne qui accueille son violeur.

«J’ai travaillé, de 2006 à 2010, comme traductrice dans les camps de Tindouf. J’ai été violée par le chef du Polisario », a-t-elle dit dans cette vidéo dans laquelle la victime demande justice à l’Espagne.

«Je suis très reconnaissant à ce pays (l’Espagne) qui m’a donné l’opportunité de porter plainte, mais je serais encore plus reconnaissant s’ils l’arrêtaient pour rendre justice», a fait valoir Khadijatou Mahmoud.

Plusieurs organisations des droits de l’homme ont appelé à l’arrestation de Brahim Ghali, pour viol, torture et autres crimes tout aussi graves. «Je ne comprends pas comment ils l’ont laissé entrer. J’aurais aimé être arrêté et emprisonné », s’en est-elle émue.

“Des témoignages embarrassants: le vrai visage du Polisario”
“Embarassing witnesses: the real face of the Polisario”

Nous sommes en 2010. Khadijatou Mahmoud, au visage de Madone, se présente devant la représentation du polisario à Alger pour obtenir une autorisation de sortie des camps. Une ONG d’aide humanitaire italienne l’avait invitée en Italie, en reconnaissance de l’aide précieuse qu’elle lui avait apportée lors d’une opération humanitaire effectuée dans les camps d’infortune, à Tindouf. A ce moment, Khadijatou prenait du service en tant que traductrice auprès du soi-disant «premier ministre de la rasd».
Un sentiment confus de joie et d’impatience à la perspective d’effectuer son premier déplacement à l’étranger l’avait alors saisie. Se pointant à 7 heures du matin, devant la soi-disant «ambassade» de la «rasd» à Alger, dans le but de décrocher un RDV avec Brahim Ghali, elle s’était vue signifier, via le portier de cette «ambassade» de repasser plus tard! «Repassez à 19 heures!», lui avait déclaré l’agent.
A la nuit tombée, Khadijatou avait vu, comme prévu, les portes de cette «ambassade» s’ouvrir. Elle s’était alors présentée devant Brahim Ghali, devenu représentant de la «rasd» à Alger, après avoir fui Madrid en 2008, suite à une plainte pour crimes de guerre perpétrés du temps où il était chef des milices armées.
Khadijatou ne savait pas qu’elle avait devant elle un monstre, prêt à tout pour satisfaire ses pulsions bestiales. Après un échange de salamalecs, le voici qui fondit littéralement sur elle, comme sur une proie, pour la violer de la manière la plus abjecte et la plus cruelle qui soit.
«J’ai quitté les lieux alors que je saignais», se souvient-t-elle aujourd’hui, des sanglots dans la voix.
De la douleur physique, mais aussi, et surtout, de graves séquelles psychiques qui ne sont toujours pas près de s’effacer.
Près d’une décennie après cet inqualifiable forfait, Khadijatou Mahmoud poursuit inlassablement son combat pour obtenir réparation, notamment auprès de l’Audience nationale, la plus haute juridiction en Espagne, où elle avait déposé plainte pour viol contre celui qui est aujourd’hui le chef du polisario.
11 ans après le viol monstrueux dont elle a été victime, Khadijatou Mahmoud, issue des camps de Tindouf, continue courageusement de se battre pour obtenir réparation de cet incommensurable préjudice.
Un espoir de réparation semble se concrétiser, car son bourreau Brahim Ghali est en Espagne, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

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